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Un ami, c’est quelqu’un à qui on se confie Et surtout quelqu’un, qui nous apprécie Quelqu’un, sur qui tu peux compter Quelqu’un, avec qui tu peux rigoler Être ami, c’est aimer être avec lui Avoir un sentiment réciproque de sympathie C’est apprécier que tout aille bien Lui donner, ou parfois lui tendre la main C’est aussi, quelqu’un qui t’écoute Avec qui, tu ferais une longue route Un ami, c’est la plus belle des présences Et pas seulement lors de réjouissances Aussi quelqu’un avec qui tu puisses parler Avec qui aussi, tu pourras partager A qui tu pourras raconter tes problèmes A qui, tu pourras dire des je t’aime C’est quelqu’un, qui de toi sait tout Un bon ami, c’est une moitié de nous Un ami, ce qui est des plus précieux On en a tous besoin pour être heureux
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  • Comment des sportifs perdent la vie

    Crash en Argentine: Florence Arthaud, Camille Muffat et Alexis Vastine décèdent sur le tournage du jeu «Dropped»

    Jeu de TF1

    Le monde sportif français endeuillé. Parmi les 10 victimes du crash d'hélicoptère sur le tournage du jeu de TF1 Dropped, lundi en Argentine, figurent trois anciens athlètes tricolores. Selon les autorités locales, Camille Muffat, Florence Arthaud et Alexis Vastine font partie des victimes.

    Florence Arthaud, la Petite Fiancée de l'Atlantique

    A 57 ans, Florence Arthaud figurait parmi les personnalités sportives les plus connues des Français. Seule navigatrice à avoir remporté la Route du Rhum, en 1990, elle est également la seule sportive avec Marielle Goitschel à avoir obtenu deux fois, en 1978 et 1990, le Prix Monique Berlioux de l'Académie des sports, qui récompense la meilleure performance féminine sportive de l'année.

    Arthaud était également engagée dans plusieurs combats citoyens. En octobre dernier, elle avait déploré la faible présence féminine sur la Route du Rhum et dénoncé la frilosité des sponsors «quand il s'agit de confier un gros bateau à une femme». On l'avait également vue protester contre le rejet de résidus chimiques dans le Parc national des calanques, ou fin 2013 signer avec d'autres personnalités un appel contre la proposition de loi renforçant la lutte contre la prostitution.

    Camille Muffat, une championne qui avait raccroché à 25 ans

    Camille Muffat avait mis un terme à sa carrière sportive en juillet dernier, à 25 ans. Native de Nice, elle débute la natation à l'âge de 7 ans et est toujours restée fidèle à l'Olympique Nice Natation. En 2012, aux JO de Londres, elle est devenue la quatrième championne olympique française de la discipline grâce à sa performance sur le 400 m nage libre. Dans les bassins de la capitale anglaise, elle a aussi remporté l'argent sur le 200 m nage libre et le bronze en 4x200 m nage libre. Camille Muffat a remporté de nombreuses autres médailles d'or, que ce soit en championnat de France grand bassin (17 médailles d'or), en championnats d'Europe petit bassin (4) ou en championnat du monde petit bassin (1).

     

    Si, au moment de prendre sa retraite sportive elle assurait qu'il s'agissait d'un «choix de maturité», elle ajoutait qu'«il ne (fallait) jamais dire jamais», en citant les retours à la compétition de Michael Phelps, Ian Thorpe et Laure Manaudou

    Alexis Vastine, médaillé de bronze en 2008

    Alexis Vastine avait 28 ans. Le boxeur, né dans l'Eure, évoluait dans la catégorie super-légers (moins de 64 kg). A son palmarès, il a entre autres accroché une médaille de bronze au JO de 2008, ainsi que des médailles d'or aux Championnats du monde militaire amateur 2008, 2010, 2011 et 2014.

     

    A l'échelle nationale, il a notamment remporté les championnats de France en 2006, 2007 et 2009. Ses combats aux JO 2008 et 2012, respectivement contre le Dominicain Félix Diaz et l'Ukrainien Taras Shelestyuk sont restés dans les mémoires pour l'arbitrage controversé, toujours en défaveur du Français

    Rien que des jeunes médaillés français, morts pour un jeu télévisé, Quel destin quand même. Qu'ils reposent en paix. ils nous ont fait tous trois vibrer par leurs exploits.

  • L'image du jour


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    Si nous avons profité du beau temps ce week-end, nous
    n'avons pas été les seuls.

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    Passez une bonne semaine.

  • La note de votre commune

    Si vous désirez savoir comment se comporte votre commune suivez le lien suivant, c'est très instructif.

    http://www.contribuables.org/argus-des-communes/

    Je peux vous dire que c'est vraiment surprenant.

  • L'image du jour

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    Une preuve de la longévité

  • Quand la solidarité fonctionne


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    Outre des dégâts sur la façade de l'imprimerie CTD de Dammartin-en-Goële, trois machines d'impression de l'entreprise ont été détruites.

    Une belle preuve de solidarité. 102 095 euros ont été collectés par 2488 donateurs via la collecte de fonds lancée sur internet pour aider l'imprimerie de Dammartin-en-Goële, endommagée lors del'assaut des forces de l'ordre contre les frères Kouachi. L'objectif des 100 000 euros en presque un mois, les dons sur le site où était hébergée la cagnotte se sont achevés samedi 28 février, a donc été rempli.  

    Lancée le 21 janvier par l'Association des commerçants de Dammartin-en-Goële (Seine-et-Marne), cette collecte visait à aider le propriétaire de l'imprimerie CTD (Création Tendance Découverte) à "reprendre son activité dans les plus brefs délais", selon Jean-Pierre Mateo, premier adjoint au maire de la commune. Ils espéraient réunir 100 000 euros.  

    Des machines de 100 000 euros détruites

    L'imprimerie CTD a été partiellement détruite lors de l'assaut lancé le 9 janvier par le GIGN contre les auteurs de l'attaque contreCharlie Hebdo, qui s'étaient retranchés dans le bâtiment. Outre des dégâts sur la façade, trois machines d'impression de l'entreprise ont été détruites. Chacune coûte entre 80 000 et 100 000 euros. 

    Le gérant de l'entreprise, Michel Catalano, a déjà reçu 70 000 euros de ses assureurs pour préparer un redémarrage de son activité, avait indiqué début février la Fédération française des sociétés d'assurances (FFSA). 

    Vraiment Bravo à cet élan de solidarité.

  • Nouvelles.

    La maladie de Parkinson est une maladie dégénérative qui résulte de la mort lente et progressive de neurones du cerveau. Comme la zone du cerveau atteinte par la maladie joue un rôle important dans le contrôle de nos mouvements, les personnes atteintes font peu à peu des gestes rigides, saccadés et incontrôlables. Par exemple, porter une tasse à ses lèvres avec précision et souplesse devient difficile. De nos jours, les traitements disponibles permettent de diminuer les symptômes et de ralentir la progression de la maladie assez efficacement. On peut vivre avec le Parkinson pendant plusieurs années.

    Les troubles liés au Parkinson apparaissent le plus souvent vers 50 ans à 70 ans. L'âge moyen d'apparition de la maladie au Canada et en France est de 57 ans. Au début, les symptômes peuvent être confondus avec le vieillissement normal de la personne mais au fur et à mesure qu'ils s'aggravent, le diagnostic devient plus évident. Au moment où les premiers symptômes se manifestent, on croit que de 60 % à 80 % des cellules nerveuses de la substance noire (voir encadré) seraient déjà détruites. Ainsi, lorsque les symptômes apparaissent, la maladie a déjà en moyenne 5 à 10 ans d'évolution à bas bruit35.

    À l'échelle mondiale, la maladie est diagnostiquée chez plus de 300 000 personnes chaque année. Il semble que l'incidence soit plus élevée chez les Blancs que chez les Noirs, les Hispaniques ou les Asiatiques, avec le plus faible taux pour les Asiatiques. Au Canada, environ 100 000 personnes seraient atteintes de la maladie, dont 25 000 au Québec. Le nombre de cas augmente avec l'âge. On estime qu'à 65 ans, une personne sur 100 serait atteinte, et 2 personnes sur 100 seraient atteintes à 70 ans et plus.

    Au coeur de la maladie : un déséquilibre de dopamine

    Les cellules nerveuses atteintes par la maladie de Parkinson se situent dans une zone appelée « substance noire », au centre du cerveau. Les cellules de cette zone produisent de la dopamine, un messager chimique qui permet le contrôle du mouvement mais qui agit aussi dans la sensation de plaisir et de désir. La mort des cellules de la substance noire crée un manque de dopamine. Normalement, le contrôle du mouvement résulte d'un équilibre délicat entre les quantités de dopamine et d'acétylcholine (un autre messager chimique). Si l'équilibre est rompu, des tremblements, de la rigidité et une perte de coordination s'ensuivent. À l'inverse, un excès de dopamine pourrait être à l'origine de symptômes associés à la schizophrénie.

    Causes

    Ce qui cause la perte progressive de neurones dans la maladie de Parkinson reste inconnu dans la plupart des cas. Les scientifiques s'entendent pour dire qu'un ensemble de facteurs génétiques et environnementaux interviennent, sans toujours pouvoir les définir clairement. Selon le consensus actuel, l'environnement jouerait un rôle plus important que l'hérédité mais les facteurs génétiques seraient prédominants lorsque la maladie apparaît avant l'âge de 50 ans. Voici quelques facteurs environnementaux mis en cause :

    Une exposition précoce ou prolongée à des polluants chimiques ou à des pesticides, dont les herbicides et les insecticides (par exemple, la roténone)14;

    La MPTP, une drogue contaminant parfois l'héroïne, peut causer de manière soudaine une forme grave et irréversible de Parkinson. Cette drogue exerce son effet de manière similaire au pesticide roténone;
    L'intoxication au monoxyde de carbone ou au manganèse.

    Ce petit article pour vous faire comprendre le quotidien de Mamyblue.

    En fin d'année dernière on nous apprenait qu'en France on avait mis au point une opération de la dernière chance. Mais on ne nous a pas dit quand elle serait mis en service.

    Eh bien en Suisse c'est chose faite, et Mamy a voulu que l'on lui fasse cette opération qui nécessite deux interventions, une sur la tête et l'autre sous la peau du braspour y mettre un stimulateur. 

    Eh bien j'ai le plaisir de vous dire que cette opération est passée et que c'est un franc succès. La maladie aurait reculée de dix ans et Mamy aurait repris des forces, ce qui l'empêcherait de tomber bien sûr. Je suis vraiment aux anges pour elle, et en plus vraiment heureux de pouvoir vous l'apprendre. Car avant, elle avait des chutes à répétition, et je craignais qu'un jour la tête soit vraiment touchée. Eh bien souhaitons que ce ne soit plus qu'un mauvais souvenir.

    Je pense beaucoup à vous toutes, même si vous ne me voyez plus beaucoup sur Blog.fr, mais j'ai eu un début d'année très difficile, rien que trois décès en deux mois, plus des soucis asssociatifs, qu'il a fallu que je règle. De plus en ce moment la vie ne me fait pas de cadeau, hélas! Heureusement que la santé, elle, se maintient.

    Je vous souhaite donc à toute, un bon week-end et vous fait de gros bisous.

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  • Manifestation réussie

    Dimanche nous étions tous Charlie

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    Le plus gros rassemblement en France, en si peu de temps.

    Espérons que l'état d'esprit des français reste comme ça.

    Nous étions vraiment tous "Charlie"

  • Bonne semaine à tous

    Bonne semaine

  • Qui étaient ces hommes et femmes?


    Je suis Charlie 3

    Cabu, L'anar Sympa :

    Une coupe au bol, des lunettes rondes, ce doux rêveur écolo était un pilier de Charlie Hebdo et du Canard enchaîné. Soixante ans de carrière et plus de 35 000 dessins ont fait de lui l'un des grands caricaturistes pamphlétaires français. Depuis ses 15 ans, Cabu a épinglé la bêtise nationale et les travers de son époque.

    Revenu d’Algérie l’antimilitarisme chevillé au corps et des centaines de croquis en bandoulière, Jean Cabut publie dans Ici Paris ou Le Hérisson, puis rejoint Cavanna qui lance un mensuel décapant, Hara-Kiri, régulièrement menacé d'interdiction pour outrages aux bonnes moeurs.

    A Pilote (l'hebdo dirigé par Goscinny), aux côté de Sempé (créateur du Petit Nicolas), et même chez RécréA2 ou au sein du Club Dorothée, ce bonhomme lunaire dessine les angoisses d'une jeunesse qui s'ennuie dans un monde de vieux.

    Avec la pointe acérée de son crayon, Cabu égratigne De Gaulle, Sarkozy, l'armée... et bien sûr ces "beaufs", caricatures de Français râleurs, chauvins, gueulards, alcooliques, racistes qu'il tendait comme un miroir à ses contemporains. Au point de les faire entrer dans le dictionnaire: "Beauf. Beauf-frère (d'après une B.D. de Cabu). Français moyen aux idées étroites, conservateur, grossier et phallocrate" (Le Robert).

    Le regard sombre, sans concession, qu’il portait sur le monde moderne ou la grande consommation, s'accommodait souvent d'un graphisme léger, presque doux et aérien. S’il avait gardé la hargne de ses débuts, Cabu, 76 ans, regrettait de ne pas être assez virulent vis-à-vis du pouvoir, du conformisme ambiant. Passionné de jazz, éternel nostalgique, ce soixante-huitard (mais travailleur compulsif) avait une forme de bienveillance tendre et joyeuse, car, disait-il, "si l'écriture peut-être une souffrance, le dessin est un pur plaisir". Au fond, le père du chanteur Mano Solo (mort en 2010) voulait seulement "faire rire, sourire, ensoleiller la vie".

    Cabu


    Charb, l'irrévérencieux:


    "On n'a pas l'impression d'égorger quelqu'un avec un feutre", disait Charb, le féroce directeur de la publication de Charlie Hebdo depuis mai 2009. Engagé à gauche, Stéphane Charbonnier, dit  Charb, 47 ans,  soutenait le PCF et pratiquait un humour corrosif. Antifumeur, antimoteur (la voiture était sa hantise personnelle) et allergique au bling-bling, il n’était pas fanfaron au risque de paraître rigide. "Je préfère vivre debout que mourir à genoux", déclarait-il au journal Le Monde en 2012.

    Dessinateur pour L'Huma, Libé, Télérama, Mon Quotidien, L'Hebdo, le Monde des Ados, Fluide Glacial ou L'Echo des Savanes, Charb avait aussi marqué de son trait épais et de ses tronches burinées les plateaux de "Nulle Part Ailleurs" puis "T'empêches tout le monde de dormir".

    Militant depuis les bancs du collège, il avait aiguisé sa plume en dénonçant la guerre du Golfe dans La Grosse Bertha, puis s’était attaqué, sans tabou, à la politique, à la télé-réalité, à la maladie… et à la religion. En abordant les musulmans comme des citoyens et non comme des croyants, en ne craignant rien, pas même le mauvais goût, il avait fait des piques sur l’islam, son dada. Un cheval de bataille qui lui a arraché la vie.

    On ne le savait pas... Charb parta­geait sa vie avec Jean­nette Bougrab, membre de l'UMP, Secré­taire d’État char­gée de la jeunesse sous Nico­las Sarkozy, devenue maître des requêtes au Conseil d'État. Les yeux emplis de larmes, la maman adoptive d'une petite May s'est confiée avec force à Ruth Elkrief (BFM TV)  sur sa relation "avec un héros d’un bord diffé­rent". Elle s'est souvenue de ce compagnon culotté qui lui disait qu’elle était "une commu­niste qui s’ignore". Algérienne, aînée d'une famille de 10 enfants mariée de force à 13 ans, cette politicienne  préférait garder secrète sa passion pour le trublion de l'information. Elle a estimé que ces "morts parce qu'il avaient pris un crayon" "méritaiennt tous le Panthéon".

    Charb

    Volinski, le provocateur grivois :

     
    Ses amis l’appelaient "Wolin". Toute une génération a grandi avec son espièglerie. Chaque ado s'est frotté à ses dessins acerbes et lubriques. Georges Wolinski, 80 ans, machiste plein de tendresse, était une légende du dessin de presse, une force de la nature animée par les désirs de faire "rire, bander et réfléchir", une institution depuis ses passages à l’émission "Droit de réponse" dans les années 1980 où avec ses confrères Siné, Plantu et Wiaz, il promenait son regard amusé sur l’actualité et dégainait ses blagues misogynes.

    Jamais avare d’un bon mot, volontiers scato et vulgaire, mais dandy chic dans ses manières, Wolinski avait une prédilection les situations coquines, les personnages égrillards et les propos de café du commerce.
    Auteur d’une centaine d’albums, collaborateur de 40 titres de presse, Wolinski a affuté son trait à  Action et L’Enragé, dans les années 1960, puis à Hara-Kiri. Fidèle du professeur Choron, rédac’chef de Charlie Hebdo de 1970 à 1981, ce "roi des cons" avait accepté la Légion d’Honneur.
     
    Côté privé, Georges Wolinski, fils d’une mère franco-italienne et d’un père juif polonais, est élevé par ses grands-parents à Tunis avant de débarquer à l’adolescence à Briançon, où il convole très jeune avec sa première femme, Jacqueline, qui disparaît tragiquement dans un accident de voiture. La foudre tombe sur ce veuf lorsqu'il rencontre en 1968 au Journal du Dimanche, sa seconde épouse, Maryse, journaliste, écrivain… et féministe convaincue. L’une de ses trois filles Elsa-Angela, reporter à Point de Vue, a témoi­gné sur Europe 1 de la perte de son père, regretté "monstre sacré". "C’était le plus phal­lo­crate des fémi­nistes cet homme-là. Ce n’était pas qu’un homme qui faisait des dessins de cul, il racon­tait des histoires et se battait pour une liberté d’ex­pres­sion(…) Il était mélan­co­lique et pessi­miste (…) J’ai été élevée dans l’idée qu’il faisait un métier à risque car il se battait pour ses idées (…) Nous avons la chance d’être autant soute­nus, par le monde entier. J’ai été surprise par cet élan de géné­ro­sité et d’émo­tion", a-t-elle ajouté, courageuse.

    Amoureuse éprise, épouse meurtrie et dépitée, Maryse Wolinski a perdu son mari, mais elle ne baisse pas les bras : "Il est mort avec ses camarades, avec ses frères, comme il disait de Cabu, au service de sa chère liberté pour laquelle il s'est toujours toujours battu, et je peux estimer qu'il est tombé au champ d'honneur de sa profession", a-t-elle déclaré. "Ce qui s'est passé hier pour moi, c'est une guerre contre la liberté, et cette guerre nous devons la gagner".

    Wolinski

    Bernard Maris, l'économiste gaucho à l'accent chantant:


    Diplômé de l'Institut d'études politiques de Toulouse, agrégé de sciences économiques, Bernard Maris venait d’achever sa carrière d'enseignant-chercheur à l'Université Paris VIII Saint-Denis. Professeur à l’accent du Midi, reconnu pour la qualité de sa pensée et son art de la vulgarisation, cet ami de Michel Houellebecq, soutenait les thèses de la décroissance, prônait les valeurs sociales et solidaires et dénonçait les ravages de la société de consommation.

    Anti Picsou, cet anarcho-keynesien signait ses articles à Charlie Hebdo, "Oncle Bernard" et écrivait aussi pour Marianne, Le Nouvel Observateur, Le Figaro Magazine ou Le Monde. Chroniqueur à la radio et télé, membre du conseil scientifique du mouvement altermondialiste Attac, candidat aux législatives de 2002 sous l'étiquette écologiste à Paris, "Bernard Maris était un homme de cœur, de culture et d'une grande tolérance. Il va beaucoup nous manquer", a déclaré Christian Noyer, le gouverneur de la Banque de France, saluant celui qui a été nommé en 2011 au conseil général de la banque centrale. "Il était amical, bourré d'humour et surtout ne se prenait pas au sérieux", a confié à l'AFP, manifestement ému, l'éditorialiste des Echos Dominique Seux, qui débattait avec lui chaque semaine sur France Inter.

    Père de deux enfants, Bernard Maris défendait enfin la mémoire de l'écrivain Maurice Genevoix, grand témoin de la guerre de 14-18, dont il avait épousé la fille, Sylvie Genevoix.

    Bernard Maris

    Tignous, l'humour noir:

    Sale gosse à la mèche rebelle et à la répartie imparable, Bernard Verlhac  est surnommé par sa grand-mère occitane "petite teigne". Le gamin féru de dessin en fera son pseudonyme. Admirateur d’Hugo Pratt, le père de Corto Maltese, héritier de Reiser et de Siné, le virulent Tignous, 57 ans, pratiquait le mauvais esprit avec jubilation, traquait le capitalisme sauvage, les inégalité sociales et la frénésie économique.
     
    Dans son viseur aussi : les militaires, l’Eglise, le clergé et la connerie des médias de masse. Toujours grinçant et percutant, parfois désespéré, ce Parisien dessinait avec un pessimisme intelligent pour la presse depuis 1980. Outre Charlie Hebdo, il publiait dans Marianne, Télérama, VSD, L'Humanité, L'Express, Fluide Glacial, L'Echo des Savanes et ses caricatures animaient les débats des émissions de Laurent Ruquier sur France 2, de Marc-Olivier Fogiel sur M6 ou de Bruno Masure sur Public Sénat.
     
    Lucide, proche de l’info magazine, mais en la traitant avec la distance nécessaire, Tignous pratiquait une forme de journalisme dont le dessin était le mode d’expression. En se frottant ainsi à l'actualité, Tignous n'est plus seulement un illustrateur et devient un journaliste, dont le dessin est le mode d'expression.
    Malgré son air bougon, son comique à rebrousse-poil, Tignous n’avait rien d’un ours mal léché. Ce père de quatre enfants, pote du chanteur Renaud était un épicurien, un gars ultra-doué, surtout pour l’amitié.

    Tignous

    Adieu Innocents :

    Elsa Cayat, la géniale psychiatre

    Victime de la folie des Hommes, l’impertinente Elsa Cayat, 54 ans, psychiatre, psychanalyste et essayiste, sondait les âmes et leur violence, pourfendait l'exclusions et tenait la rubrique "Divan" de Charlie Hebdo.  "Interne des hôpitaux de Paris à 22 ans, elle s’est dès son installation constituée une énorme clientèle, des intellectuels fascinés par sa qualité d’écoute, son pouvoir d’analyse, sa fulgurance", raconte sa tante dans une lettre qu’elle a fait parvenir au Figaro Madame. "Travailler, réfléchir, écrire, élever sa fille, avec toujours ce besoin d’excellence, voilà ses passions", confie Jacqueline Raoul-Duval qui déplore : "Comme elle était juive, je ne peux m'empêcher de penser qu'elle a été tuée pour cette raison, et j'en éprouve des relents d'horreur".

     

    Spécialiste de la relation amoureuse, des fondements du couple, experte en autorité parentale, cette femme médecin décrite comme "chaleureuse, joyeuse, débordante de gaieté" avait récemment cosigné un livre, intitulé Le Désir et la Putain : Les enjeux cachés de la sexualité masculine.

    Dans le dernier numéro de Charlie Hebdo, Elsa Cayat intitulait sa chronique : "Noël, ça fait vraiment chier".


    Honoré, l’élégance de la discrétion 

    Autodidacte, figure du journal satirique et illustrateur virtuose, Philippe Honoré, 73 ans, était le moins connu des cinq dessinateurs tués dans l’attentat. Triste ironie, il était l'auteur du dernier dessin twitté par l'hebdomadaire, quelques instants avant l'attaque meurtrière. On y voit le chef fondateur de l'organisation Etat islamique, Abou Bakr al-Baghdadi souhaiter la bonne année: "Et surtout la santé !".


    Franck Brinsolaro et Ahmed Merabet, deux policiers d’exception

    Parmi les morts figurent aussi deux policiers, selon le parquet de Paris. L'un d'entre eux assurait la protection de Charb selon une source proche de l'enquête. Franck Brinsolaro, 49 ans, venait de se marier avec la rédactrice en chef de L'Eveil Normand. Il était le père de deux enfants, était affecté depuis plusieurs années au service des hautes personnalités. Il assurait la sécurité de Charb (directeur de la publication), depuis l'incendie criminel qui avait visé les locaux de l'hebdomadaire et les menaces proférées à son encontre en 2011. (Charb, tout comme le directeur de la rédaction Riss et le dessinateur Luz, avait été placé sous protection policière depuis la publication de caricatures de Mahomet fin 2011).


    Le fonctionnaire a été abattu dans les locaux de l'hebdomadaire, sans avoir le temps de riposter.

    Ahmed Merabet, 42 ans, appartenait à la brigade VTT du commissariat central du XIe arrondissement de Paris. Les assaillants l'ont exécuté alors que le policier patrouillait dans le quartier. Dans une vidéo authentifiée par les enquêteurs et qui circule sur Internet, on voit l'agent gisant au sol, blessé par un premier tir, puis abattu à bout portant d’une balle dans la tête par l’un des deux tueurs. Ignoble, infâme...


    Frédéric Boisseau, agent de maintenance employé par Sodexo, marié et père de deux jeunes enfants, était présent à l'accueil de l'immeuble au moment de l'attaque. Il a aussi été tué.

    Mustapha Ourad, correcteur de la revue satyrique et Michel Renaud, ancien directeur de cabinet du maire de Clermont-Ferrand, devenu grand voyageur, exceptionnellement invité à participer à la conférence de rédaction de l'hebdomadaire, font également partie des victimes de ce carnage.


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